Julia Dault

Days of Our Lives

11.09 – 31.10 2020
Days of Our Lives

Du 11 septembre au 31 octobre, 2020
Entrée libre au public aux heures d’ouverture de la galerie

Bradley Ertaskiran est heureuse de présenter Days of Our Lives, la première exposition solo à la galerie de l’artiste torontoise Julia Dault. Par le biais de nouvelles peintures, sculptures et œuvres sur papier, l’artiste développe le langage abstrait caractéristique à sa pratique afin d’explorer des notions d’interdépendance, de mémoire et de passage du temps.

Plusieurs œuvres de l’artiste emploient la copie comme motif ou élément additionnel dans la composition de l’image. Dans ces tableaux, les duplicatas et transpositions soulignent le labeur mis en oeuvre dans le corpus exposé, un élément clé de la pratique de Dault. L’effet de réciprocité qui en résulte permet de créer le pont entre l’artiste et le spectateur, amenant ainsi ce dernier à « compléter » l’expérience qu’offre les peintures abstraites.

Le Commensal, Restraining Order et plusieurs œuvres sur papier affichent une grille évoquant l’apparence du calendrier. Dispersés ou dissimulés au travers du corpus – sous l’intitulé Days of Ours Lives – se retrouvent des gestes expressifs, des éléments de collage et même certaines traces figuratives. Ces références apparaissent dans l’espace négatif psychédéliquement coloré de Bird On a Wire, malgré son apparence résolument abstraite.

Les sculptures de Plexiglas et de Formica qui ont marqué la carrière de Julia Dault dans les dernières années, étaient aussi larges que ce que l’artiste pouvait physiquement former seule dans son studio. Les œuvres de ce nouveau corpus, auxquelles elle fait familièrement référence en tant que « sculptures d’étreintes », sont également le résultat d’une contrainte physique. Afin de les créer, Dault utilise des feuilles de laiton, un matériau historiquement utilisé pour des sculptures monumentales, qu’elle viendra presser, plier ou étreindre de manière à produire ces différentes formes à l’apparence froissée. Leur fini lustré contrasté à leur apparence déformée s’inscrit comme une variation des recherches artistiques de Dault, explorant l’idée d’un « minimalisme grossier ». Les éléments placés en leur sein produisent un effet kaléidoscopique de réflexions de couleurs. Ces œuvres intimes, formées par la main de l’artiste, s’inscrivent dans une série de sculptures murales de plus grande envergure. Celles-ci sont aujourd’hui impossibles à produire dans le contexte de distanciation sociale imposé par la pandémie.

Tout au long de cette exposition, Dault trouve de nouvelles approches à certains motifs récurrents, attire l’attention sur le passage du temps et réfléchit sur des idées de gains et de pertes qui occurrent tout au long de la création artistique. Days of Our Lives annonce d’ambitieuses nouvelles directions pour une artiste déjà largement célébrée dans le domaine de l’abstraction.

Julia Dault (née en 1977 à Toronto) a exposé dans de nombreuses biennales, musées et galeries à l’échelle internationale. Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections muséales de renom, telles que celles du Musée national des beaux-arts du Canada, du Musée Solomon R. Guggenheim, du MCA Chicago et du Musée des beaux-arts de l’Ontario. L’artiste a présenté son travail dans le cadre d’expositions solos, notamment à la Galerie d’art de Vancouver (Canada) ainsi qu’à la Power Plant de Toronto (Canada); elle a participé à de nombreux évènements internationaux tels que la Triennale du New Museum (États-Unis) et les Biennales de Gwangju (Corée du Sud) et Marrakech (Maroc). Son travail a également été inclus dans de nombreuses expositions de groupe telles que celles présentées au Centre d’art contemporain Witte de With (Pays-Bas), au Pérez Art Museum Miami (États-Unis), au Musée d’art moderne de Varsovie (Pologne) et plus récemment, au Centre d’arts contemporains de la Nouvelles-Orléans (États-Unis). Une première monographie de son travail a été publié en 2019 grâce à la collaboration de la Power Plant de Toronto et de la Galerie d’art de Vancouver.